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Hercule étouffant les serpents

Hercule étouffant les serpents

Dépôt du musée de Châlons-en-Champagne à la Maison des Lumières Denis Diderot, cette grande esquisse fut présentée au Salon de 1767.
Diderot décrit l’œuvre et propose une comparaison avec le style de Fragonard : « On voit à droite, une suivante effrayée. Puis Alcmène et son époux. Celui-ci saisit son enfant et l’enlève de son berceau. Dans le berceau voisin, le jeune Hercule assis tient par le cou un serpent de chaque main, et s’efforce des bras, du corps et du visage, de les étouffer. Sur le fond à gauche, au-delà des berceaux, des femmes tremblent pour lui. Tout à fait à gauche, deux autres femmes debout ; celles-ci sont assez tranquilles. De ces deux femmes, celle qu’on voit par le dos, montre le ciel de la main et semble dire à sa compagne : Voilà le fils de Jupiter. […] Beau sujet, digne d’un Raphaël. Cette esquisse est fortement coloriée, mais sans finesse de tons. […] Je ne dis pas que Taraval vaille mieux que Fragonard, ni Fragonard mieux que Taraval ; mais celui-ci me paraît plus loin de la manière et du mauvais style. La fricassée d’anges de Fragonard est une singerie de Boucher. ».