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Nouvelles acquisitions au musée d’Art et d’Histoire

Le musée d’Art et d’Histoire comptent de nouvelles pièces dans ses collections d’objets d’art.

Un pichet en étain

De forme inédite et sans couvercle, cette pièce date du second tiers du XVIIIe siècle. Un poinçon permet d’attester d’une fabrication à Langres. Ce pichet rejoint une collection d’étains déjà présente dans les musées, et constituent le témoignage d’un production dans la ville. Un recensement des potiers d’étain langrois réalisé en 1935, augmenté de mentions découvertes depuis dans diverses études et au hasard des registres paroissiaux, répertorie tout au plus 6 familles exerçant cette profession à Langres au cours du XVIIIe siècle.

Un ciboire des malades.

Un ciboire est un vase sacré en forme de calice couvert, fait de métal précieux, où sont déposées les hosties consacrées destinées à la communion des fidèles. Le ciboire des malades est un objet portatif, de plus petites dimensions, dont l’usage est de distribuer la communion aux malades qui ne peuvent se déplacer et assister aux offices. Un poinçon à l’intérieur du pied atteste d’une fabrication à Langres. Fait en argent martelé, il date entre 1786 et 1789. Cet objet témoigne de l’activité d’orfèvrerie langroise.

Des faïences d’Aprey

La manufacture d’Aprey est une faïencerie installée dans le village éponyme, à 17 km au sud de Langres. Fondée par Jacques Lallemant en 1744, elle fait partie des premières manufactures champenoises et fait preuve d’une longévité de production exceptionnelle puisqu’elle ne fermera ses portes définitivement qu’en 1914. Sa réputation y attire des peintres de faïence reconnus dont par exemple Protais Pidoux (vers 1760), François Ollivier (1769) ou Jacques Jarry (1772). Sa production de faïence « à la mode » est particulièrement compétitive sur le marché national au XVIIIe siècle, rivalisant avec les plus grandes manufactures telles Sceaux ou Strasbourg. La production traverse les décennies et suit évolution des styles, composés selon les périodes, d’insectes, de fleurs, de motifs fs d’oiseaux ou de Chinois… Au XVIIIe siècle, la manufacture produit à la fois des pièces communes, blanches (peu connues et aujourd’hui rares) et des pièces décorées, pour le service de table bourgeois ou noble. Un ensemble constitué d’assiettes, d’un plat, d’un soulier, d’un sculpture et de chevrettes vient ici complété le corpus déjà présent dans les musées.